Eaux pluviales

Enjeux et objectifs

Le risque inondation

Rue Sommier à MONTMOROT en juillet 1981 

Le développement de l'agglomération lédonienne dans les années 1960 à 1980 s'est accompagné d'une imperméabilisation massive des sols qui a considérablement accéléré les vitesses des écoulements... L'orage de juillet 1981 est resté dans les mémoires : il a dévasté certaines rues par effet de ruissellement, puis par débordement subit des réseaux et de la rivière...

 

 

 

La pollution par temps de pluie

Déversoir d'orages

Sur les zones d'assainissement collectif, 70 % des réseaux sont de type "unitaire", c'est-à-dire qu'ils collectent à la fois les eaux usées et les eaux pluviales.

 

Lors des fortes pluies, le débordement de ces réseaux via les "déversoirs d'orages" entraîne une perte de pollution qui se déverse dans la rivière. Même diluée par les eaux de pluie, cette pollution est préjudiciable à l'atteinte du bon état écologique des cours d'eau. 

 

L'enjeu d'une bonne gestion des eaux pluviales est donc double :

• limiter le risque d'inondation

• réduire la pollution par temps de pluie

Déversoir d'orages lors d'une crue en 2002 

 

Il se traduit par trois objectifs :

• maintenir le bon écoulement dans les canalisations, pour   éviter leur débordement

• retenir l'eau dans les secteurs sans risque

• ne pas aggraver le risque : limiter l'impact des nouvelles surfaces imperméabilisées

 

 

 

 

  • Face aux changement climatique, l'Agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse présente dans la vidéo ci-dessous, les grands principes applicables à des niveaux différents pour lutter contre les effets de ces changements climatiques sur la ressource en eau.

 

Voir la vidéo

 

A l'échelle de la Communauté d'agglomération ECLA, toute imperméabilisation nouvelle doit être compensée par une infiltration à la parcelle. L'objectif est de ne pas surcharger les réseaux de collecte, de ne pas dépenser l'argent pour dépolluer de l'eau de pluie et enfin de réduire les inondations à l'aval.

 

 

Le Service assainissement a déjà réalisé :

  • La construction, en 2003, d’un bassin de décantation lamellaire à Montmorot, capable de prétraiter jusqu’à 4 320 m³/h d’effluents avant rejet.

Les lamelles dans le bassin de décantation

 

  • La construction, en 2011, d’un bassin d’orages de 1 000 m³ en tête de la station d'épuration de Courlaoux. 

 

  • Il a poursuivi ses actions avec la construction d’un bassin d’orages de 3 000 m³ qui permet de réduire sensiblement les débordements des réseaux par temps de pluie en tête de la station d’épuration de Montmorot (travaux en cours).

Nos missions

Depuis 1986, le Service assainissement a vu ses compétences étendues :

 

Bassin Ecrêteur de Crues de Chatrachat à CHILLE• à la gestion de la collecte des eaux usées et des eaux pluviales sur l'ensemble de ses communes membres. Outre les 157 km de collecteurs unitaires, le Service assainissement gère également 102 km de collecteurs strictement pluviaux. 

• à la création et à la gestion de bassins écrêteurs de crues (BEC). Trois bassins de ce type ont été construits de 1987 à 1991 :

- BEC du Château (Montmorot) : 34 000 m3

- BEC de Chatrachat (Chille) : 22 700 m3

- BEC des Combes (ZI Lons) : 78 000 m3

 

 

Les missions quotidiennes assurées par le Service assainissement dans le cadre de la gestion des eaux pluviales sont :

• L'entretien et maintenance des réseaux existants : le Service assainissement assure la surveillance des réseaux ; il procède au curage de ces réseaux lorsqu'ils sont ensablés à la suite d'un épisode pluvieux, par exemple ;

• Le suivi et l'entretien des bassins écrêteurs de crues ;

• L'instruction du volet pluvial dans les permis de construire.

 

Le règlement d'assainissement impose de compenser toute imperméabilisation nouvelle (toiture, voirie), par la mise en œuvre d'un dispositif d'infiltration des eaux pluviales ruisselant sur ces surfaces.

À défaut, un ouvrage de stockage et de régulation des débits doit être construit.

Les ressources

Les dépenses de la Collectivité, relatives à la gestion des eaux pluviales, ne sont pas financées par la redevance d'assainissement (cette dernière ne doit servir qu'au financement de la collecte et du traitement des eaux usées). 

 

Les dépenses relatives à la gestion des eaux pluviales sont donc couvertes par une contribution des communes.

 

Pour l'année 2015, celle-ci a été fixée à 154 972.95 € pour l'ensemble des communes adhérentes.

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